« Lorsque votre micro est activé lors d’une réunion ou d’un appel Teams, le bruit de fond autour de vous (mélanger les papiers, claquer des portes, aboiement de chiens, etc.) peut distraire les autres. » C’est Microsoft qui le précise sur son site de support.
On s’en doute et tout ceux qui pratiquent les réunions à distance le vivent au quotidien : le bruit favorise la fatigue cognitive. C’est un phénomène physiologique bien connu : lorsque le son est parasité (écho, travaux, bruits domestiques), le cerveau doit fournir un effort supplémentaire pour filtrer les informations inutiles et reconstituer les mots mal entendus. Pire : Le bruit ambiant peut recouvrir les fréquences de la voix humaine, rendant certains mots inaudibles.
Certes, les éditeurs qui proposent des services de vidéoconférence (Microsoft, Google, Zoom…) proposent également des options pour réduire le bruit. Mais les algorithmes de réduction de bruit coupent parfois le micro lorsqu’ils détectent un bruit soudain, coupant ainsi le début ou la fin des phrases de l’interlocuteur.
Il existe principalement trois types de nuisances : d’abord, l’écho acoustique, lorsque le son sort des haut-parleurs du PC et rentre dans le micro. Ensuite, le bruit de fond continu, qui sature la bande passante (d’où les voix métalliques qui transforment l’interlocuteur en extra-terrestre….). Enfin, le « bruit impusionnel », avec l’activation brutale du processeur de signal, d’où une coupure de la parole.
Selon une étude de Jabra, publiée en 2023, 99 % des travailleurs du savoir estiment qu’un son médiocre nuit aux réunions en ligne, et que la qualité des appels reste le principal point faible des casques. Pourtant, seuls 20 % d’entre eux utilisent un casque professionnel, tandis que 46 % ont encore recours à des modèles grand public, souvent inadaptés aux exigences professionnelles de clarté, de confort et de compatibilité.
Pour maîtriser ces problèmes, l’intelligence artificielle a complètement révolutionné le traitement du signal audio. L’une des avancées majeures repose sur les technologies de réseaux neuronaux profonds (DNN – Deep Neural Network) alimentées par l’IA, comme le propose par exemple la nouvelle gamme de casques Evolve3 de Jabra. Les nouveaux modèles intègrent désormais des fonctions vocales assistées par l’intelligence artificielle, ainsi qu’un mode de réduction de bruit active (ANC) adaptatif en temps réel, même en extérieur. Selon Jabra, la précision de la captation vocale est supérieure à 96 % sur l’ensemble des environnements et à 99 % en open space.
Basée sur la technologie DNN (Deep Neural Network) alimentée par de l’IA, à l’aide de plus de 60 millions de phrases en situation réelle et d’algorithmes, cette technologie reproduit le fonctionnement neuronal afin de reconnaître les caractéristiques acoustiques de la parole humaine, ce qui lui permet d’isoler la voix du bruit ambiant. Par ailleurs, les pics sonores soudains supérieurs à 118 dB sont bloqués, protégeant ainsi les utilisateurs de chocs acoustiques.
Selon Jabra « l’IA permet ainsi de transformer n’importe quel environnement bruyant en une bulle de concentration, sauvant la qualité de nos réunions à distance. » De quoi réduire les nuisances, à l’heure où, selon une enquête de la Fondation Jean-Jaurès publié fin 2024, 42 % des cadres souffrent de fatigue numérique. De quoi également favoriser à concentration, à l’heure où d’après une étude de Deskeo, 89,2% des collaborateurs font autre chose pendant les réunions…
