Achat de prestations intellectuelles : un état des lieux

Le Club des Acheteurs de Prestations Intellectuelles, créé par Freelance.com et rattaché au réseau de référence du Conseil national des achats (CNA) dédié aux achats intellectuels, a publié son Baromètre 2025, réalisé auprès de 214 directions achats françaises, dont plus de la moitié sont directeurs ou responsables achats.

Le baromètre 2025 montre que les directions achats prennent de plus en plus le contrôle de leurs prestations intellectuelles : pour près de trois quarts d’entre elles, la moitié des besoins est désormais couverte directement ; elles étaient seulement 55  % l’an dernier, signe d’une montée en puissance de la fonction achats.

Les dépenses se concentrent principalement sur les prestations informatiques et les études/conseil, tandis que les contrats se structurent autour du forfait et de la régie, reflet d’une profession qui cherche à combiner flexibilité et maîtrise des coûts.

Pour trouver les bons partenaires, les acheteurs s’appuient en majorité sur leurs réseaux internes et professionnels et sur les entreprises de services du numérique (ESN), tout en s’ouvrant aux plateformes en ligne, illustrant un marché à la fois structuré et dynamique.

 IA, RSE et gestion des risques : des enjeux stratégiques

Les directions achats anticipent les transformations de leur fonction et explorent de nouvelles approches pour sécuriser et valoriser leurs prestations intellectuelles, dans plusieurs domaines :

– Intelligence artificielle : 62 % des acheteurs considèrent que l’IA pourrait remplacer certaines prestations intellectuelles, et près de 45 % intègrent déjà l’IA dans leurs achats, ouvrant la voie à de nouvelles formes de collaboration et d’efficacité.

– Responsabilité sociale et environnementale (RSE) : le suivi de l’empreinte carbone devient une priorité pour 30 % des directions achats, tandis que 39 % tiennent compte des exigences de la directive CSRD et d’autres réglementations européennes, traduisant une tendance forte vers des achats plus responsables et durables.

– Gestion des risques : sécuriser les collaborations reste un enjeu stratégique, avec 81 % des acheteurs qui incluent des clauses contractuelles spécifiques, 78 % qui analysent les capacités financières des prestataires et 70 % qui vérifient leurs assurances professionnelles.