Convention USF 2026 : une édition sous le signe de la souveraineté

La convention annuelle de l’USF, association des utilisateurs de solutions SAP, se déroulera les 14 et 15 octobre 2026, à Strasbourg. Best Practices/Digitalonomics est partenaire de cet événement. Le fil rouge retenu est au cœur de l’actualité : « La souveraineté européenne : un défi pour garantir la confiance dans nos applications ». En effet, A l’heure où de multiples incertitudes et tensions géopolitiques pèsent sur nos économies, nos entreprises et nos systèmes d’information, la question de la souveraineté devient une priorité. En particulier dans le domaine numérique, alors que le cloud et l’IA sont au cœur des stratégies de transformation et redessinent en profondeur les paysages applicatifs, dont les ERP demeurent les solides colonnes vertébrales.

A l’heure où de multiples incertitudes et tensions géopolitiques pèsent sur nos économies, nos entreprises et nos systèmes d’information, la question de la souveraineté devient une priorité. En particulier dans le domaine numérique, alors que le cloud et l’IA sont au cœur des stratégies de transformation et redessinent en profondeur les paysages applicatifs, dont les ERP demeurent les solides colonnes vertébrales.

Selon Digitalonomics, la souveraineté s’articule autour de trois fondamentaux. C’est d’abord une question d’indépendance et de confiance, vis-à-vis des multiples acteurs des écosystèmes numériques, dont certains sont tentés d’enfermer leurs clients dans des carcans technologiques qu’il est difficile de maîtriser.

La souveraineté c’est, ensuite, une question de pérennité et de résilience de nos systèmes d’information, sur lesquels reposent la création de valeur et la performance de nos entreprises.

La souveraineté, c’est, enfin, une question d’innovation, gage de compétitivité actuelle et future.

En renforçant la souveraineté, il s’agit de maîtriser pour ne plus subir. Heureusement, la prise de conscience progresse. On l’observe avec les initiatives visant à construire un écosystème européen de cloud et d’IA de confiance, la multiplication des offres ou encore l’émergence de standards européens ambitieux de sécurité et de gouvernance des données.

La Convention USF 2026 sera l’occasion de faire un point d’avancement sur tous ces sujets qui guideront les actions de l’USF au cours des prochains mois.

La convention USF s’articule autour de trois temps forts. D’abord, des échanges avec les partenaires présents (plus d’une centaine). Ensuite, sont proposés 72 ateliers de retours d’expérience et de roadmap SAP. Enfin, six conférences plénières rythment les deux jours. Outre les interventions des représentants de l’USF et de SAP, cette édition a invité deux experts.

Luc Julia, Directeur Scientifique de Renault, répond à cette question fondamentale qui sous-tend de plus en plus les stratégies numériques des entreprises : dans le domaine de l’IA, une souveraineté européenne est-elle possible ?

Ingénieur, informaticien et créateur de l’assistant virtuel Siri (d’Apple), Luc Julia est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’IA. Il estime que « l’intelligence artificielle » constitue un abus de langage et que la technologie actuelle devrait être qualifiée d’« intelligence augmentée », dans la mesure où elle ne fait qu’assister l’humain sans réellement posséder de conscience ou d’intelligence propre. Dans son ouvrage « L’intelligence artificielle n’existe pas », paru en 2019, il explique que de nombreuses craintes associées à l’IA, comme la disparition massive d’emplois, ne seraient pas fondées. Selon Luc Julia, l’intelligence artificielle générale n’existe pas et avec les techniques actuelles, cela n’existera jamais.

Il n’en reste pas moins que l’IA bouleverse les équilibres sociaux, économiques et géopolitiques. Comment s’adapter ? C’est le thème de la conférence de Christian Clot, explorateur-chercheur. Depuis près de trente ans, il se consacre à l’exploration et à la recherche scientifique. Il a orhganisé des expéditions sur tous les types de terrains terrestres comme marins, en se questionnant sur l’interaction entre les milieux et la capacité de l’humain à s’adapter aux conditions changeantes et aux crises.

Dès 2004, il a monté des programmes d’études sur les situations de crise et les capacités humaines d’adaptation face aux changements (avec la Maison des Sciences de l’Homme et Paris 13). En 2014, il a fondé l’institut de recherche Human Adaptation Institute qui étudie de manière innovante la cognition, la physiologie et la sociologie humaine en conditions nouvelles de vie, toujours en situation réelle…

Dans son ouvrage sur « les clés de l’adaptation humaine », paru aux éditions Denoël en 2024, Christian Clot explique, face à un monde de plus en plus incertain, comment nous pouvons nous adapter pour faire face à notre présent et notre futur, et, plus encore, changer nos comportements pour créer un futur possible. Pour lui, s’adapter, c’est retrouver l’équilibre dans une réalité en cours de transformation, mais aussi anticiper les risques futurs. Cela nécessite de changer nos habitudes et nos comportements.