IA ou y’a pas

Les interrogations sur les conséquences de l’introduction de l’intelligence artificielle dans les entreprises sont récurrentes. Tout comme celles sur ses bienfaits, poussées par les fournisseurs (éditeurs et cabinets de conseil) qui ont intérêt à se positionner pour vendre plus.

Reste une question, quasiment philosophique, qui mériterait d’être débattue de façon plus visible. Si l’on retient deux critères (le pourcentage de tâches effectuées par une IA et le talent des individus), quel type d’entreprise serait le plus performant ? En croisant ces deux critères on obtient quatre catégories d’entreprises : éliminons d’emblée celles qui n’auraient aucune IA dans son organisation et qui ferait travailler des équipes fournies de bras cassés, sans talent particulier.

Elles se retrouveront rapidement éjectées du marché. Eliminons également les entreprises avec beaucoup d’IA et une profusion de talents : elles seront leaders sur leur marché. Il reste les deux autres catégories : d’une part, les entreprises avec beaucoup d’IA et une surreprésentation de collaborateurs « bras cassés ».

D’autre part, les entreprises avec peu d’IA, mais de nombreux collaborateurs très talentueux. D’où cette interrogation légitime : lesquelles seront plus performantes ? Il est fort probable que les deuxièmes s’en tireront globalement mieux. Parce que la collaboration, l’agilité, l’interaction et la créativité feront toujours la différence.